Ils opèrent à visage découvert ; ils sont bien connus ; ils défendent un camp politique bien défini ; ils se rassemblent tous les jours dans les Carrefours de Kinshasa ; ils troublent par moment l’ordre public, et ils vilipendent certaines personnalités au vu et au su des autorités judiciaires qui restent amorphes face à cette barbarie.

Violents, agressifs, barbares, impolis et sans vergogne ; ces jeunes gens insultent à longueur de journée avec des mots crus, toute personne qui donne un avis contraire à leur philosophie.

Acteurs politiques, journalistes, défenseurs des droits de l’homme, artistes…ces militants affiliés à un parti politique bien connu dans le pays n’épargnent personne dans leur immoralité légendaire.

Barricade des routes, saccage des biens d’autrui, vandalisme, injures publiques, menaces et atteinte à l’intégrité physique sont les modes opératoires de ces troupes qu’on peut affilier à des « délinquants ».

Le comble dans tout ça, ils bénéficient de la protection de leur hiérarchie qui voit tout sans jamais agir ou condamner leurs actes.

Ils ne sont jamais interpellés par la police même et sont exemptés de toute poursuite judiciaire même quand ils violent les mesures prises par le Chef de l’État, ici l’on fait référence à l’interdiction de rassemblement de plus de 20 personnes en milieu public en période de Covid-19 ; une mesure foulée aux pieds par ces jeunes gens sous l’œil impuissant des autorités.

Joseph Kabila, Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Jaynet Kabila, Marie-Olive Lembe, Jeanine Mabunda, Emmanuel Shadary, Corneille Naanga, Jean-Marie Kassamba, Paulette Kimuntu, Yves Buya, Peter Tiani, Serge Kabongo, Steve Wembi, Patient Ligodi, Stanis Bujakera, Elysée Odia…ont été plusieurs fois victimes de l’insolence outrageuse de ces badauds.

Alors que toutes ces personnes énumérées ci-haut n’ont jamais bénéficié de la protection de notre appareil judiciaire et même sécuritaire toutes les fois qu’elles ont été victimes des calomnies, injures publiques et menaces des militants de ce parti politique, l’on a assisté dans un passé très récent à une scène rocambolesque où toute une équipe de police s’est mobilisée pour aller cueillir à 04heures du matin, une vieille dame, sous prétexte qu’elle aurait tenu des propos discourtois à l’endroit d’une haute personnalité. S’en suivra une pièce théâtrale où la dame sera contrainte de demander pardon au point d’apprendre à lire certains passages bibliques.

« Les uns peuvent insulter sans être inquiétés, les autres doivent subir des insultes et des calomnies sans être défendus », ainsi va la vie désormais en République Démocratique du Congo où certains sont plus congolais que les autres depuis près de quatre années actuellement.

Qui mettra fin à ce réseau d’insulteurs? La question demeure encore en attendant la vérité que va livrer les urnes en 2023.

By Hervé Itoma

Directeur Général